A la croisée des chemins…

 
 


717188512[1] (3)Balthazar9crossroads_after_a_night_of_rain_by_zeitspuren-d5vqbkz[1]ile_de_noirmoutier_-_le_gois

 

 

Chaque jour qui passe nous rapproche-t-il d’un mieux vivre personnel, collectif, ou allons nous vers un naufrage ?

Nous vivons plus longtemps, en meilleure santé ! La pauvreté recule, l’éducation progresse, le savoir global se développe encore plus vite… partout où la civilisation numérique se répand, les droits des minorités et des opprimés avancent… Mais alors, si tout va mieux, comment expliquer que nos perceptions nous disent le contraire, comment vivre avec  ce sentiment  de malaise, de honte et de bouleversement face à autant de maltraitance, d’injustices, d’ignominie, de contraintes, de schizophrénie de l’homme dans cette violence extrême infligée à la vie dans sa globalité, voire cette toute puissance froide, égoïste et aveugle, cette décadence infernale des grandes fortunes ?

 

Le climat menace la planète, et notre patrimoine naturel se dégrade

au risque de ne plus disposer des conditions élémentaires pour vivre décemment. Et par ailleurs, le progrès se faisant, les modes de consommation explosent et creusent encore un peu plus les inégalités, sans parler de ce qui perdure - racisme, sexisme, violences, les guerres, et toutes formes de mépris... sans parler de cet emballement de l’intelligence artificielle, jusqu’à reléguer l’humanité au panier ou au rang de subalterne.

 

Peurs parce que ça va vite, très vite,

pas le temps de se poser pour rester dans la marche du monde, fatigués aussi de la surenchère désespérante de l’information négative, parfois toxique ou mensongère jusqu’à l’obscure. Le monde se meurt, arrêtons de nous accrocher au passé, à ce présent insensé ; si nous ne faisons rien pour le monde du vivant dans sa globalité à venir, toutes les espèces végétales, animales, nous y compris, disparaitront.

 

Il est temps de se confronter à la mort pour se réinscrire dans la vie.

« Nous sommes vivants parce qu’en permanence quelque chose en nous meurt, nos cellules et des éléments de notre passé. Ce sont ces interruptions de vie qui permettent aux métamorphoses nécessaires du vivant d’avoir lieu. Avec la mort de nos proches, quelque chose en nous s’est métamorphosée pour que leur vie continue en la nôtre... » Delphine Horvilleur. Alors acceptons de relever ce défi, même si pour l’heure, rien ne laisse supposer que l’ingéniosité des chercheurs ou une simple  prise de conscience  écologique globale soit en mesure d’inverser ce qui se passe.

 

Nous sommes à la croisée des chemins !

Le monde, celui de nos enfants émerge, et cette nouvelle naissance, douloureuse est angoissante.

Il ne s’agit pas de se décourager, d’être abattu, bien au contraire. Soyons des créateurs, des rêveurs, des optimistes, des utopistes ; gardons la foi en soi, en chacun d’entre nous, en cette belle inter-solidarité et en la conscience éclairée de l’interdépendance avec toutes les espèces du monde du vivant unis par un destin commun.

"Le monde va mieux qu'hier", raison de plus pour rester "des optimistes insatisfaits" : Benoît Hamon

 

« Préférez les ponts aux murs » E. Morin –

Œuvrons au bien des autres parce qu’ils sont comme nous, des êtres vivants, réduisons la souffrance au maximum pour tout être sensible dans la coexistence. La bienveillance, la bonté sont des atouts essentiels et majeurs pour la vie. Il nous incombe à tous de continuer à favoriser l’avènement d’une équité juste, d’un partage des ressources et d’une compassion envers le monde du vivant.

«  Je dois combattre la douleur d’autrui parce qu’elle est douleur comme la mienne » : Shantideva

 

Dans cette confusion plus que jamais la route de (la) soi(e) vibre,

revenir à notre présence, à la poésie de la vie, à notre cœur comme boussole du devenir de la terre.

Posons-nous, respirons, goûtons à la simplicité et s’en nourrir, revenons au juste équilibre au milieu du tohu-bohu, sentons la beauté dans un chant d’oiseau, le murmure de l’eau, l’air embaumé, un coucher de soleil, un sourire, un rire… Donnons-nous le temps de parcourir notre environnement comme on lit un livre, sans se précipiter pour en goûter chaque saveur. Soyons plein de gratitude pour ce quotidien, un partage, un échange dans une journée, humbles et petits ! Restons ancrés et centrés à l’écoute de nos ressources, de notre moi profond.

 

Et combien est importante l’amitié et les véritables rencontres

l’orgueil n’a pas sa place, et découvrons-la comme antidote à la soumission dans ce monde d’oppression, mais aussi l’ouverture, la tolérance face à l’erreur, l’errance... Entourons-nous de personnes avec lesquelles nous nous sentons bien et entretenons la fidélité, presque mystique au cœur de l’amitié ; et d’autant plus du fait de la mort qui nous apprend le précieux de l’amour.  N’ayons plus peur car ce que nous partageons est considérablement plus grand que ce qui nous différencie. « Si nous nous rapprochons de cette conscience du cœur élargie, nous percevons notre être intérieur, et l’espérance lumineuse, avec ce doux murmure du sacré ou du divin, celui de la source universelle » pour qu’elle s’épanche et continue à nourrir le vivant et ressourcer notre terre….

 

 

Lieu :                      La Cassine, à Rouessé Vassé au pied des Alpes Mancelle, parc régional Normandie-Maine

Date :                      du 22 au 28 Juillet 2017

Tarifs :                    380 euros pour toute inscription avant le 31 Mai 2017 – 430 euros après le 31 Mai

Hébergement :     360 euros en pension complète

Arrhes :                  200 € encaissés au moment du stage.

                                 En cas de désistement moins de 30 jours avant le début du stage, les arrhes ne sont pas récupérables.